Jo à vélo du Costa Rica aux Etats Unis d'Amérique

26 janvier 2019

La carte du périple

  Carte périple copie

Posté par Lbj1 à 21:22 - Commentaires [2] - Permalien [#]


28 janvier 2019

Qui suis-je ?

Je m’appelle Jo Le Bouter. Senior de 68 ans, je suis marié, père de 3 enfants et grand père de 3 petits enfants. J’habite à Languidic dans le Morbihan

Je n’ai jamais été un sportif. C’est un accident de santé qui m’a conduit au vélo à l’âge de 58 ans.

Après 26 ans dans l’industrie automobile et 13 ans dans le transport aérien, j’ai pu m’adonner à ma nouvelle passion : le voyage au long cours à vélo.

Après un premier voyage en Italie, 2 tours de Corse, le chemin de Compostelle, je suis parti pour un raid en solitaire de mon domicile jusqu’à Agadir au Maroc. J’étais encore en activité.

A la retraite, je passe à la vitesse supérieure. Chaque année j’entreprends un voyage :  la traversée des USA d’Est en Ouest, puis, avec Huguette mon épouse, la traversée de l’Europe jusqu’à Istanbul. Nous enchaînons par une grande boucle dans l’Ouest américain, la traversée du Portugal et enfin l’Europe du Nord.

Jo et Huguette à Istanbul devant le détroit du Bosphore en 2013,.

Jo et Huguette à San Francisco devant le Golden Gate Bridge en 2014.

Jo et Huguette à Istanbul devant le détroit du Bosphore en 2013, à San Francisco devant le Golden Gate Bridge en 2014.

Ces voyages sont devenus un véritable mode de vie, une vie simple, au plus près des gens, riches de belles rencontres. C’est aussi une vie saine, toujours dans la nature, au plein air. Le voyage à vélo est bon pour l’esprit, bon pour le corps et c'est en plus écolo.

Le voyage à vélo est un peu physique. Il est important de maintenir toute l’année un entraînement régulier. Il ne s’agit pas de rechercher la performance par le chrono. Il s’agit au contraire de rouler à son rythme afin d’acquérir de l’endurance. L’homme est doué d’une formidable capacité d’adaptation à son environnement ; rouler 100 km par jour devient pour lui une routine s'il s'est bien préparé.

 

Posté par Lbj1 à 14:59 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

31 janvier 2019

Mon équipement

Mon vélo

Roll 2 est mon fidèle compagnon de route depuis 2011. Il est très solide avec son cadre en acier sur lequel s’accrochent deux sacoches à l’avant et deux sacoches à l’arrière. 

Equipé d’une transmission Shimano Deore à 9 vitesses, il sait franchir les cols les plus raides. Il a su grimper au sommet des Montagnes Rocheuses à 3600 mètres d’altitude.

Les roues de 26 pouces sont équipées de jantes Exal, double parois à 36 rayons et des pneus 2 pouces Shwalbe Marathon Mondial, imprégnés de fibres kevlar pour résister aux crevaisons.

Un moyeu dynamo Shimano, un régulateur de tension Ewerk et une batterie tampon Ansmann fournissent l’énergie électrique nécessaire pour alimenter le GPS et recharger le téléphone. Bien que je roule jamais de nuit, un dispositif d'éclairage est indispensable en cas de brouillard et pour franchir les tunnels.

Roll 2 a déjà usé 10 chaînes, 6 cassettes de pignons, 3 jeux de plateaux, 11 pneus, 4 jantes et 2 jeux de pédales. Je viens de l’équiper de nouveaux garde boues pour lui redonner son look de jeunesse.

 

Roll 2

Parfaitement entretenu, Roll 2 a toujours été d’une grande fiabilité, il ne m’a jamais laissé sur le bord de la route. Toujours vaillant, je compte encore sur lui pour ce périple de 6000 km.

 

Mes bagages

Ils sont réduits au maximum :

- Une mini tente

- Un sac de couchage en duvet et un matelas très mince auto-gonflable.

- Une popote en aluminium et un réchaud à gaz

- Un dressing composé d’une double tenue de cycliste, d’un pull, d’un polo, de 2 paires de socquettes, d’un pyjama et d'une doudoune pour dormir en altitude.

- Une trousse de toilette réduite à une brosse à dent, un tube de dentifrice, un rasoir et un savon de Marseille muti usage (douche, shampoing, lessive)

-  Une trousse pour les soins et les médicaments.

-  Une mallette fixée au guidon (qui ne me quitte jamais) contenant : passeport, porte-feuilles, cartes, téléphone et tablette.

- Une petite sacoche fixée sous la selle contenant quelques outils et pièces de rechange pour Roll 2 (démonte-pneu, jeu de clés allen, clés plates 8/10 et 13/15, dérive-chaîne, attaches rapides, grattoir, colle, rustine, colliers de type colson, vis et écrous de rechange)

Chaque article a été sélectionné au mieux afin de minimiser la masse et le volume. Le rangement dans les sacoches est strict et invariable afin d’assurer une bonne stabilité du vélo et un gain de temps au bivouac. Au final, la masse totale roulante sans le cycliste ne dépasse pas 40 kg.

Posté par Lbj1 à 14:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

02 février 2019

6000 km à vendre au profit de l’association du Syndrome de Wolfram

C’est en 2013 que j'ai eu l’idée avec mon épouse de soutenir l’association du Syndrome de Wolfram à travers nos voyages à vélo.

Nolwen a découvert l’existence de cette maladie dégénérative rare à travers les symptômes de son fils alors âgé de sept ans. Cette maladie orpheline était peu connue à l’époque dans la communauté médicale. Non résignée, Nolwen fait de ce syndrome le combat de sa vie. Elle créée et préside une association en fédérant autour d’elle, les familles des patients, la communauté scientifique et médicale L’association lève des fonds pour financer la recherche. En 10 ans l’association a fait un travail remarquable. Elle franchit une étape importante en 2019 par le lancement d’un premier essai clinique au niveau européen.

 Dr PESCHANSKI copie.

Dr Delettre copie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ainsi, à partir de 2013, mes voyages deviennent un moyen de soutenir cette noble cause. Embassadeur de l’association, je collecte des fonds via la vente des kilomètres parcourus. J’accepte les dons des généreux donateurs rencontrés sur les routes. Tenir à jour un blog me permet de rompre l’isolement des patients. Ils voyagent avec moi. Lorsque l’hébergement chez l’habitant ne sera pas possible, je  proposerai aux campings et auberges qui voudront m’accueillir le soir, de transformer le montant de leur facture en don pour l’association

Si le cœur vous en dit, achetez mes km, soutenez aussi l’association.

05 février 2019

Remerciements

Préparer un voyage, c'est aussi s'entourer de gens d'expérience, je veux par ce post les remercier pour leur aide.

Converser en espagnol va être un vrai challenge pour moi. A l'occasion de mon dernier séjour marocain, Hatmane Amdakll, passionné de sport, professeur d’espagnol en lycées et à l’université internationale d’Agadir, m'a dispensé 10 cours personalisés d'aide à la conversation.

Atmane bis

Il m'a fait passer en revue l'indispensable à connaître pour faire face à la plupart des situations. Muchos gracias Hatmane por tu precusia ayuda.

Depuis le début de mes aventures, Christelle, ma fille, est l'administrateur de mes blogs. Elle m'a beaucoup appris dans un domaine où je suis loin d'être un expert.

ChristelleCe nouveau blog est désormais prêt. Il ne me reste plus qu'à l'alimenter par mes posts que je publierai au fur et à mesure de ma route.

En cas de difficultés, Christelle est toujours disponible

Bravo Christelle et Merci !

 

Sylvain Rio, infographiste chez HLB Edition, compose le bandeau des pages d'accueil de mes blogs. Merci Sylvain !        

Stéphane Boulet, gérant d'Axe et Sites fait aussi partie du dispositif. Sa société a réalisé gratuitement le site de l'association Wolfram. Avec Christelle, il a mis en place un nouveau compteur kilométrique pour permettre aux lecteurs d'acheter mes km au profit de l'association.                                                                                                                                                            

Merci Stéphane

 

Philippe Danion, Médecin Colonel au Corps Départemental des Sapeurs Pompiers du Morbihan, mais aussi cyclo-randonneur, a bien voulu me faire une lettre de recommandation auprès de ses collègues Sapeurs Pompiers d'Amérique, afin de faciliter mon accès aux casernes pour y installer ma tente le soir en toute sécurité.

P

Merci Philippe pour ton précieux sésame.

Enfin, j'ai interrogés les cyclo-randoneurs qui sont passés par l'Amérique Centrale et le Mexique. Leurs témoignages m'ont rassuré quant à la sécurité des cyclos dans ces pays. Merci Daniel et Jeannine de Vendée (http://gatebourse.over-blog.com/), Norman Pion et Hélène de Québec (https://www.crazyguyonabike.com/), Nathalie Courtet du Jura (https://www.migrationsenbent.fr/), Antoine et Géraldine (https://leschamavelo.fr/),


12 février 2019

Un nouveau challenge

Les années filent vite après la soixantaine, une crise existentielle s’installe : qui suis-je ? que dois-je faire du reste de ma vie ? J’imagine une montagne : la cime est la naissance, le pied est le "repos éternel". Année après année je prends conscience que le pied est de plus en plus proche, les forces déclinent, la santé est moins solide, la glissade s’accélère. A défaut de force, il me reste la volonté. Rouler à vélo est devenu ma thérapie. Chaque voyage sur la selle de Roll 2 est une victoire. Chaque kilomètre parcouru est la branche d’un arbre à laquelle je m’accroche pour freiner la descente. En avril 2013, alors que je roulais dans Manhattan, un grand black camionneur à qui j’expliquais que je quittais New York pour me rendre à vélo à San Francisco, m’a dit : « Si tu vas à vélo jusqu’à SF, alors tu vivras jusqu’à 100 ans ».

Jo et Hug 2014 réduit

2014 : Sur une piste en Serbie en bordure du Danube

Moins de fougue

Mon premier périple américain en 2013 avait été une course contre la montre. Je veux désormais prendre mon temps et profiter de l’instant présent : observer, écouter, admirer, apprécier, faire des rencontres. Je veux laisser une part d’improvisation dans la progression de mon voyage. Le tracé initialement préparé ne sera pas suivi à la carte. Je n’ai pas réservé mon billet retour. Je n’ai pas définitivement fixé le point de retour pour la France.

La pratique d’une nouvelle langue

Converser en espagnol sera la récompense d’une année d’effort au cours de laquelle j’ai passé plusieurs heures par jour devant l’ordinateur à acquérir du vocabulaire et un peu grammaire espagnole.

La curiosité

Je n’entreprends pas un circuit touristique. Au fil de ma route, je veux comprendre comment vivent les gens, apprendre, admirer, m’émerveiller, vivre le plus proche possible des habitants.

Un parcours plus sensible sur le plan sécurité

Ce périple est un peu plus compliqué que les précédents. Le site diplomatie.gouv invite les voyageurs dans cette région du monde à la plus grande prudence. Délinquances, agressions à mains armées, extorsions et racket par bandes organisées, narco-trafic… Le taux d’homicides dans ces pays, (hors Costa Rica), sont des plus élevés du monde. Le site met à la disposition des voyageurs une cartographie des régions les moins exposées. Dans la mesure du possible, je ne quitterai pas ces régions. J’ai lu les récits de voyageurs à vélo ayant fait ma route. Je les ai interrogés, tous m’ont rassuré : aucun n’a connu de difficultés. Les cyclos n'intéressent pas les délinquants. J’ai suffisamment d’expérience du voyage en solitaire pour maintenir une bonne vigilance et analyser à l'instinct les situations dangereuses.

Une route au relief tourmenté

Coincées entre la Cordillère des Andes de l’Amérique du Sud et les Montagnes Rocheuses de l’Amérique du Nord, les routes sont montagneuses et les volcans sont pléthores. A l’exception de la « Panaméricaine Highway », l’axe principal routier qui relie les deux Amériques, les routes sont peu nombreuses et souvent mal pavées. Ma route longera la côte Pacifique jusqu’au Mexique que je traverserai pour rejoindre le Texas aux USA.

Un climat chaud

Je démarre mon voyage au 10ème parallèle soit près de l’équateur. Je m’attends donc à des températures tropicales, très chaudes dans les plaines et en bordure de mer, plus supportables en altitude. Je vais remonter vers le Nord pour atteindre le 30ème parallèle au Sud des Etats-Unis. J’ai calé mon départ à la troisième semaine de février, la saison sèche sous les Tropiques. Je compte arriver aux USA fin avril.

Des monnaies locales

Colon, Cordoba, Quetzal, Peso : chaque pays traversé a sa propre monnaie. Je pars avec quelques dollars et des pesos mexicains qui serviront de change.

Une nouvelle aventure

Cette nouvelle aventure cycliste sera physique pour un senior de 68 ans. Avec 3000 km de vélo dans les jambes ces trois derniers mois, je me sens prêt. Ce périple me réservera, sans nul doute, de belles surprises et d’agréables rencontres. Comme dans mes précédents blogs, j’essaierai de partager avec vous mes meilleurs moments, mais aussi mes galères. Vos messages de soutien au voyageur solitaire seront les bienvenus.

A bientôt sur la ligne de départ à San José le 22 février.

22 février 2019

21 février : Cap sur San José

Huguette m'a conduit très tôt ce matin à l'aéroport Nantes Atlantique. Après les formalités d'enregistrement, nous conduisons Roll 2 au traitement des bagages hors format.

DSC05576

Le vol sur Madrid à bord d'un CRJ 1000 est un saut de puce : 1h20 (12 jours à vélo). A Barajas, je mets 15 mn pour me rendre au terminal S, départ du vol pour le Costa Rica.
Le personnel de cabine de l'Airbus A340 est peu chaleureux, le plateau repas et la collation sont très basiques. Le vol est long, trop long.

DSC05581

J'occupe mon temps à réviser mes cours d'espagnol et à mémoriser ma route jusqu'à la frontière du Salvador. Après 11h30 de vol, je débarque à l'aéroport international Juan Santamaria à 20 km au Nord Ouest de San José.
L' avion avait du retard. Je fais la queue dans une file énorme qui conduit aux cabines de contrôle de police. Le premier contact est excellent, les policiers sont sympathiques et font le maximum pour réduire le temps d'attente.

Le retard de l'avion et la longue file d'attente m'obligent à changer mon plan. La nuit va tomber, Je ne prends pas le risque de rouler à vélo chez mon premier hôte. Je négocie pour 10000 colonnes le transport de Roll 2 et du "ciclista" chez Jairo, mon premier hote. Il habite avec sa mère Fanny dans une petite maison dans la banlieue Nord de San José. L'accueil est excellent. Tout est fait pour que je sois mis à l'aise.

Cette première journée a été longue (23 h éveillé). Elle est récompensée par les premiers contacts costaricains très favorables.

Je profite pour remercier  collectivement tous ceux et celles qui m'ont envoyé des mots de sympathie et d'encouragement à l'occasion de mon départ. Vos messages me galvanisent.

 

 

Posté par Lbj1 à 13:28 - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

23 février 2019

22 février : San Francisco de Heredia - Atenas

Avant de vous raconter mon étape, je vais d'abord vous présenter mes hôtes de la premiere nuit au Costa Rica. Jairo exerce deux activités, nurse et statisticien en données médicales. Sa madre, Fanny, exploite une commerce de restauration : la cafétéria Leyendas.

DSC05587

Ils ont absolument tout fait pour que mon court séjour à San Francisco de Heredia me soit agréable : dîner du soir, douche, lit, petit déjeuner et déjeuner du midi.

J'ai expérimenté ma première conversation en espagnole avec Fanny ce matin au cours du petit déjeuner. Lorsque je lui ai expliqué que mes origines étaient celtiques, son visage s'est illuminé. Plus qu'une passion, elle voue un véritable culte pour la culture celte. Elle porte sur le bras un tatouage de l'emblème celte. Elle voulait tout savoir sur les menhirs et dolmens bretons.

Jairo nous a rejoint à 10h. Avec lui je parle anglais. Nous sommes allés à Heredia à la recherche d'une cartouche de gaz pour mon rechaud. Les modèles des grandes surfaces ne correspondaient à mon rechaud équipé d'un raccord à vis. C'est finalement dans une quincaillerie du marché central que nous avons trouvé la bonne cartouche.

Ici, toutes les maisons sont enfermées dans une cage métallique. On dirait des prisons.

DSC05584

Les rues sont jonchées de câbles aériens.

DSC05585

De la fenêtre du 1er étage de la maison de Fany, 0n distingué les volcans au Nord de San José.

DSC05588

Celui ci, en cours d'activité, déversent régulièrement ses cendres jusqu:à la capitale.

J'ai voulu que Jairo et Fanny soient mes invités ce midi au Leyendas. Il n'en est rien, malgré mes protestations, c'est Jairo qui a payé la facture.

DSC05586

Jairo, with your mother, you have been great for me. Thank you so much. I will keep from San Francisco de Heredia one marvelous souvenir.

J'ai quitté mes nouveaux amis à 14h pour me rendre à Atenas ou m'attend Rigoberto mon hôte pour cette nuit. La circulation est dense, les camions (gros trucks américains) et les bus ont tendance à me frôler de trop près. Les voitures klaxonnent. Les rares et étroites bandes de sécurité sur lesquelles je roule sont parfois jonchées de gros gravions, de morceaux de pneu, de morceaux de palette ou de contreplaqué. Bref. Il ne faut pas être un débutant pour rouler à vélo en Amérique Centrale.
Si la première partie de l'étape est plutôt descendante, la seconde partie l'est bien moins. Me voici dans des pentes à 10 %. Elles me semblaient facile dans le Haut Atlas au Maroc cet hiver, mais ici, avec une température de 38°C et un vélo chargé de 4 sacoches, c'est bien différent. Le conducteur d'un SUV me voyant en déperdition s'arrête à mon niveau. C'est Nestor, il habite Atenas et m'explique que dans moins de 500 m, la route sera plus facile à nouveau.

DSC05594

Il photographie mon flyer Wolfram et me laisse son adresse et son n° de tél. en cas de besoin. Je retrouve à nouveau la fraternité américaine que j'avais connu aux USA il y a 6 ans.

J'ai peu de choses à dire sur le paysage sinon la découverte d'un petit vignoble.

DSC05590

J'ignorais que la vigne pouvait pousser sous les tropiques.

Les deux derniers kilomètres seront encore difficile, alors que la nuit tombe, il est bientôt 18 h. Je termine l'étape à pied. Rigoberto vient à ma rencontre et c'est à deux que nous poussons Roll 2 dans les 100 derniers mètres.

38 km, 2h40, Dp 413 m, Dn 738m.

Posté par Lbj1 à 19:43 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

24 février 2019

23 février : Atenas-Puntarenas

J'ai dormi hier soir dans la petite maison de week-end des parents de Rigoberto. Il travaille come analyste financier dans un cabinet. Il voulait entrer à la Légion Etrangère mais il a échoué aux épreuves physiques. Il voulait tout savoir sur le voyage à vélo, l'équipement, l'alimentation, le choix des routes .... Il est parti à 19h, j'étais le seul occupant de la maison.

DSC05596

Merci Rigoberto pour ton hospitalité, et au plaisir de te recevoir un jour en Bretagne.

J'ai quitté Atenas à 7h30 ce matin pour une étape particulièrement difficile. Parti hier à l'altitude de 975 m, je suis descendu à 300 mètres puis je suis remonté à 900 m. J'ai mis 2 heures pour faire les 10 premiers km. Il y a quelques années j'aurais refusé de mettre pied à terre. Je monte  aujourd'hui à pied avec des arrêts tous les 20 metres, mains sur les freins à l'arrêt pour éviter que Roll 2 ne redescende. Les pentes sont impressionantes.

DSC05601

La température au soleil atteint 44°C. J'ai fait une pose de 3 heures à San Mateo pour laisser passer le pic de chaleur et profiter d'un burrrito poulet frites et de 2 bères Corona.
L'après midi a été aussi difficile. A 15 km de l'arrivée, je n'avais plus de force. José Antonio à chargé Roll 2 et les bagages à l'arrière de son pick up.

DSC05604


Merci José Antonio. Tu m'as permis d'arriver chez mon hôte Fernandez avant la nuit.

Les messages d'encouragement affluent. Vous comprendrez que je n'ai pas le temps matériel de vous répondre. Alors merci à tous.

(56-15)=41 km, 3h40, Dp 607 m, Dn 1385 m

Posté par Lbj1 à 04:41 - Commentaires [10] - Permalien [#]

25 février 2019

24 février : Puntarenas - Liberia

Hier, j'ai quitté les montagnes pour rejoindre Puntarenas, en bordure de l'océan Pacifique. J'ai dormi dans la petite maison d'Alexander, une véritable auberge espagnole. Deux cyclos étaient déjà installés : un allemand Adrian, parti de New York pour rejoindre l'Argentine et un brésilien que je n'ai pas vue de la soirée. Il y avait aussi la famille d'Alexander venu l'aider à fermer la cuisine avec des tôles ondulées. Comme tout ce beau monde dormait à la maison, Alex nous a dit que l'on pouvait s'installer à notre guise. Adrian à accroché son hamac à la charpente de la terrasse quand à moi, j'ai installé mon matelas sur le sol en béton.
Bien que les coqs se sont mis à chanter à partir de minuit (le poulailler est séparé de la cuisine par un grillage), j'ai relativement bien dormi. Je me suis levé à 5h15. La madre d'Alex était déjà aux fourneaux.Elle préparait des tortillas avec de la farine et de l'eau, puis des boules qu'elle transforme en tortillas avec une extrême dextérité. Il ne reste plus qu'à cuire sur une plaque au gaz. 

DSC05606

 Merci Alex pour ton hospitalité et ta bonne humeur communicative.

Pura vida !

Je quitte la maison à 6h15 afin de rouler au maximum avant que la température franchit la barre des 40°C.
Je rejoins la "Panamericaine Highway" qui relie les 2 Amériques.

DSC05611

Sur cette route, roulent jour et nuit des gros trucks type américain. Il n'y a pas de bande de sécurité, aussi, je roule sur la voie des camions et voitures. Je dois bien rester en ligne, sans faire d'écart. C'est facile de rester concentré tant que la température n'est pas accablante. Heureusement, les chauffeurs de truck sont prudents, ils font un grand écart pour me doubler.

DSC05614_1551057159905

A 8h30, la température à l'ombre atteint 33°C. A 10h00 elle dépasse 40°C. Les ennuis vont recommencer ! Dans les 30 premiers km, j'ai bien passé les pentes à 7% des lors qu'elles ne dépassaient pas le km. Je m'arrête souvent, non pas pour pousser Roll 2, mais pour me réhydrater.
Au delà de 40°C, mon corps fait de la resistance. Il a une formidable capacité d'adaptation à son environnement mais il lui faut un peu de temps. 

Je sais que je ne parviendrai pas à parcourir les 80 km prévus aujourd'hui. Après 46 km, je suis contraint de mettre pied à terre ...

La suite demain.

46 km, 3h40, Dp 579 m, Dn 540 m

Posté par Lbj1 à 15:26 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :